« Les traitements sont finis, tout le monde me dit que je devrais être soulagée. Mais je n'ai jamais eu aussi peur. » Cette phrase, je l'entends souvent. La peur de la récidive est l'une des difficultés les plus fréquentes de l'après-cancer, et l'une des moins dites.
Une peur normale, qui devient parfois envahissante
Redouter que le cancer revienne est une réaction attendue, presque universelle. Elle devient problématique lorsqu'elle occupe l'esprit une grande partie de la journée, déclenche une surveillance permanente du corps, perturbe le sommeil, ou conduit à éviter tout ce qui rappelle la maladie.
Beaucoup de personnes se sentent alors doublement seules : l'entourage, soulagé par la fin des traitements, attend un retour à la normale — au moment précis où l'angoisse, elle, s'installe.
Ce qui l'entretient
Trois mécanismes reviennent régulièrement. D'abord l'hypervigilance corporelle : chaque douleur, chaque fatigue est interprétée comme un signe de rechute. Ensuite les ruminations : penser en boucle au pire, avec l'illusion de s'y préparer. Enfin l'évitement : ne plus parler de la maladie, repousser un examen de contrôle, ou au contraire multiplier les vérifications. Chacun soulage sur le moment et renforce la peur à long terme.
Ce que propose la thérapie comportementale et cognitive
La TCC ne cherche pas à supprimer cette peur — ce serait irréaliste — mais à lui redonner une place proportionnée. Le travail porte sur l'identification des pensées automatiques, l'apprentissage de la gestion des ruminations, la réduction progressive des comportements de vérification, des outils concrets pour les moments d'angoisse aiguë, et la préparation des examens de surveillance.
Un groupe en 4 séances, co-animé avec une pair-aidante
À côté du suivi individuel, je propose un groupe en 4 séances de 1h30, réparties sur 4 semaines, en téléconsultation. Il suit un protocole structuré et validé scientifiquement.
Ce groupe est co-animé avec Delphine Le Turioner, accompagnatrice en santé et pair-aidante à l'Institut du Cancer de Montpellier. Cette double animation en fait la particularité : à mon regard de psychologue s'ajoute celui d'une personne qui a elle-même traversé la maladie. Et le groupe apporte quelque chose que l'entretien individuel ne peut pas offrir — s'entendre dire par quelqu'un d'autre exactement ce que l'on croyait être seul à ressentir.
Le cycle complet est à 150 €, soit environ 37 € par séance.
Quand consulter ?
Il n'est pas nécessaire d'attendre que la situation devienne intenable. Si cette peur occupe vos journées, abîme vos nuits ou vous empêche de reprendre le cours de votre vie, un premier échange permet d'évaluer ce qui vous conviendrait le mieux : un suivi individuel, le groupe, ou les deux.
La peur de la récidive n'est pas un signe de fragilité, mais une réaction normale qui peut devenir envahissante. Des outils existent : la thérapie comportementale et cognitive, en individuel ou dans un groupe de 4 séances co-animé avec une pair-aidante.