« Physiquement je vais bien, mais je ne suis plus le même. » Après un AVC ou un traumatisme crânien, les séquelles cognitives sont fréquentes et souvent sous-estimées, parce qu'elles ne se voient pas.
Pourquoi un bilan après un AVC ou un traumatisme crânien ?
Après un accident vasculaire cérébral ou un traumatisme crânien, la récupération motrice est généralement suivie de près. Les conséquences cognitives, elles, passent souvent au second plan — alors qu'elles pèsent lourdement sur le retour au travail, la conduite automobile, la vie de famille et la confiance en soi.
Ces difficultés sont parfois qualifiées de « handicap invisible » : rien ne se voit, mais tout demande plus d'effort qu'avant.
Les difficultés les plus fréquentes
- –Une fatigue mentale massive, qui survient beaucoup plus vite qu'avant
- –Des troubles de l'attention : ne plus pouvoir faire deux choses à la fois, être distrait par le moindre bruit
- –Des oublis, des difficultés à retenir une information nouvelle
- –Un manque du mot, une parole moins fluide
- –Des difficultés d'organisation et de planification
- –Une irritabilité, une impulsivité ou au contraire un manque d'initiative, souvent remarquées par l'entourage avant la personne elle-même
- –Une négligence d'un côté de l'espace, après certains AVC
Ce que le bilan permet de préciser
Le bilan neuropsychologique associe un entretien clinique approfondi et la passation de tests standardisés, comparés aux performances de personnes de même âge et de même niveau d'études. Il dresse un profil précis : ce qui est atteint, ce qui est préservé, et surtout ce sur quoi on peut s'appuyer.
Ce profil sert concrètement à documenter une demande de reconnaissance de handicap ou un aménagement de poste, à orienter la reprise du travail, à expliquer à l'entourage ce qui se joue vraiment, et à définir les objectifs d'une rééducation.
Quand le réaliser ?
Il n'y a pas de délai unique. Un bilan réalisé quelques mois après l'accident dresse un état des lieux utile à la rééducation. Un bilan plus tardif, au moment d'un projet de reprise professionnelle ou lorsque les difficultés persistent, répond à d'autres questions. Il est fréquent — et souhaitable — d'en réaliser plusieurs à distance les uns des autres, pour mesurer l'évolution.
Et ensuite ?
La rééducation cognitive travaille les fonctions fragilisées par des exercices ciblés et progressifs. La réadaptation, elle, agit sur l'environnement : découper les tâches, utiliser un agenda ou des rappels, aménager les horaires, protéger les moments de la journée où la disponibilité mentale est la meilleure.
Ces séances se déroulent au cabinet à Montpellier, à votre domicile lorsque le déplacement est difficile, ou en téléconsultation.
Après un AVC ou un traumatisme crânien, les difficultés cognitives sont fréquentes et invisibles. Le bilan neuropsychologique leur donne un nom et des mesures, ce qui permet d'agir : rééducation, aménagements, reconnaissance auprès des institutions.